Le référentiel du Cercle des Avisés

Conseiller en gestion de patrimoine : qui vous conseille vraiment ?

CGP, conseiller en investissements financiers, banquier privé, gestionnaire de fortune, family office, expert-comptable, notaire, avocat fiscaliste : derrière ces mots, des formations et des garanties très différentes. Certains titres sont protégés par la loi, d'autres sont libres. Ce référentiel vous aide à choisir votre conseiller, que ce soit moi ou un autre, et à comprendre le métier si vous voulez le devenir.

Avant tout

Qu'est-ce qu'un conseiller en gestion de patrimoine ?

Le conseiller en gestion de patrimoine, ou CGP, est aussi appelé gestionnaire de patrimoine, conseiller patrimonial ou conseiller financier. Les mots varient, le métier est le même : vous aider à prendre les bonnes décisions d'argent, au bon moment, et dans le bon ordre.

Gérer un patrimoine, ce n'est pas choisir un placement. C'est organiser, dans la durée, l'ensemble de vos décisions d'argent pour qu'elles servent vos objectifs : votre statut et votre fiscalité, votre protection et celle de vos proches, votre retraite, vos investissements, la transmission.

Cela suppose de maîtriser plusieurs disciplines à la fois : le droit de la famille et des successions, la fiscalité, le droit des sociétés, la protection sociale, l'immobilier, et la finance. Et de savoir quand faire appel au notaire, à l'expert-comptable ou à l'avocat, chacun dans son rôle.

Les différences indiscutables

Qui est qui : sept profils, et ce qui les distingue vraiment

Derrière le même mot de « conseiller », les statuts sont très différents. La différence qui ne se discute pas, c'est pour qui la personne travaille et qui la paie : elle est inscrite dans son statut légal, vérifiable sur orias.fr. Aucun modèle n'est mauvais en soi ; chacun a sa logique, qu'il faut connaître.

Profil et statutPour qui il travailleQui le paieCe qu'il peut vous proposerPour y arriver
Conseiller bancaire, conseiller patrimonial en agence
Salarié d'une banque
La banque qui l'emploieSalaire, souvent avec une part variableLes produits de sa banqueBac+2 à bac+5 en banque-finance, certification AMF
Banquier privé
Salarié d'une banque privée
La banque qui l'emploieSalaire et part variableLes solutions de sa banque, parfois des fonds extérieursBac+5 en finance ou gestion de patrimoine, expérience bancaire
Agent général d'assurance
Entrepreneur, mandataire d'une compagnie d'assurance
La compagnie qu'il représenteCommissions versées par la compagnieLes contrats de sa compagnieFormation en assurance, capacité professionnelle, reprise ou création d'agence
Conseiller d'un réseau de distribution
Mandataire d'un réseau ou d'un intermédiaire
Le réseau qui le mandateCommissions, partagées avec le réseauLes produits référencés par le réseauFormation interne au réseau, capacité professionnelle
Courtier en assurance
Intermédiaire immatriculé à l'ORIAS
Le client, en choisissant parmi plusieurs assureursCommissions des assureurs, parfois honorairesLes contrats de plusieurs assureursCapacité professionnelle (formation de 150 heures, diplôme ou expérience)
Conseiller en investissements financiers (CIF), conseil non indépendant
Conseiller immatriculé à l'ORIAS, membre d'une association agréée par l'AMF
Le clientHonoraires, et rétrocessions éventuelles des produits, qui doivent être communiquéesDes solutions de différents établissementsBac+3 minimum en droit, économie ou gestion, ou 150 heures de formation, ou 2 ans d'expérience ; en pratique souvent bac+5
Conseiller en investissements financiers (CIF), conseil indépendant
Même statut, avec un engagement d'indépendance
Le clientUniquement par le client : il ne peut conserver aucune rémunération versée par un produitUn choix suffisamment large de solutions du marchéMême socle, avec un modèle économique fondé sur les seuls honoraires

Vous cherchez un conseiller ? Demandez-lui dans quelle ligne de ce tableau il se trouve. Un professionnel sérieux répond sans difficulté, et vous le confirme par écrit dans son document d'entrée en relation.

Vous voulez devenir conseiller ? Choisissez d'abord la ligne, avant l'école : salarié d'un établissement, mandataire d'un réseau ou d'une compagnie, ou indépendant. Ce choix détermine votre rémunération, votre liberté de recommandation et le niveau de compétence attendu. L'escalier ci-dessous montre ensuite comment progresser.

CGP ou CIF ?

Un métier, un statut

« CGP » décrit un métier, sans statut légal. « CIF », conseiller en investissements financiers, est un statut réglementé : immatriculation à l'ORIAS, adhésion à une association agréée par l'AMF, assurance de responsabilité civile professionnelle et formation continue chaque année. Un CGP qui vous conseille sur des placements financiers doit être CIF.

CGP indépendant ?

Un mot, deux sens

Dans le langage courant, « indépendant » désigne un cabinet qui n'appartient pas à une banque ou à une compagnie d'assurance. Au sens réglementaire, le « conseil indépendant » interdit de conserver toute rémunération versée par les produits : le conseiller est payé uniquement par son client. Demandez lequel des deux sens votre interlocuteur emploie.

Pour être transparent : Le Cercle des Avisés exerce comme conseiller en investissements financiers, en conseil non indépendant, et comme courtier en assurance.

Pour choisir, ou pour devenir conseiller

L'escalier des compétences du conseiller en gestion de patrimoine

Chaque marche s'ajoute aux précédentes, et chacune s'acquiert par les études, par l'expérience, ou les deux. Un diplôme ne fait pas un conseiller, et l'absence de diplôme n'empêche pas de le devenir : ce qui compte, c'est la compétence réellement acquise, et entretenue.

Marche 1Le titre libre« Conseiller en gestion de patrimoine », « CGP », « gestionnaire de patrimoine » : n'importe qui peut l'utiliser.
Marche 2L'habilitation réglementaireImmatriculation ORIAS (CIF, courtier en assurance…). Pour un CIF, le minimum légal est un bac+3, ou 150 heures de formation, ou 2 ans d'expérience.
Marche 3Les bases du métierPar une formation en banque, assurance ou finance, ou par une première expérience : la relation client et la connaissance des produits.
Marche 4La vision globaleLe droit, la fiscalité et la finance du patrimoine, acquis par un master, une formation spécialisée ou des années de pratique.
Marche 5L'expertiseUne spécialisation approfondie, par des diplômes d'expertise, des certifications ou une longue pratique, entretenue par la formation continue.
Le sommetLa double compétenceQuelle que soit la voie : la vision patrimoniale, juridique et fiscale, proche de celle du notaire, et la maîtrise de la finance et de l'allocation d'actifs. Avec une rémunération transparente, connue à l'avance.
Autorisé à exercerExpert du patrimoine et de la finance, par les études ou la pratique
Pour les futurs conseillers

Devenir conseiller en gestion de patrimoine : les étapes

Il n'existe pas de voie unique. Ces étapes sont celles que l'on retrouve dans la plupart des parcours, qu'on vienne des études ou d'une reconversion.

  1. Acquérir les bases, par les études ou par l'expérience. La voie la plus fréquente est un master spécialisé en gestion de patrimoine, en droit, en finance ou en banque. Une reconversion est possible par la formation professionnelle et l'expérience.
  2. Apprendre le métier sur le terrain, en banque, en assurance ou en cabinet : la relation client, les produits, la réglementation, et la confrontation à des situations réelles.
  3. Choisir son modèle : salarié d'un établissement, mandataire d'un réseau ou d'une compagnie, ou cabinet à son compte. Ce choix détermine qui vous paie et ce que vous pouvez recommander, comme le montre le tableau « Qui est qui ».
  4. Obtenir les statuts nécessaires pour exercer à son compte : conseiller en investissements financiers, avec immatriculation à l'ORIAS et adhésion à une association agréée par l'AMF, comme la CNCEF ; souvent aussi courtier en assurance. Chaque statut a ses conditions de compétence et impose une assurance de responsabilité civile professionnelle.
  5. Se former en continu : la réglementation impose des heures de formation chaque année, mais l'essentiel est ailleurs. Le droit, la fiscalité et les marchés changent sans cesse, et c'est en restant à jour qu'on gravit l'escalier.

Le conseil que je donnerais à un jeune : apprenez les deux versants du métier, le juridique et fiscal d'un côté, la finance de l'autre, et apprenez à travailler avec le notaire, l'expert-comptable et l'avocat plutôt qu'à leur place. C'est cette double compétence qui fait la différence, bien plus que l'intitulé du diplôme.

Trois mots, un même métier

Gestionnaire de patrimoine, gestionnaire de fortune, family office

Ces trois expressions désignent le même métier, à des échelles différentes. Les compétences requises sont les mêmes : droit, fiscalité, finance, coordination des conseils. Ce qui change, c'est surtout le ticket d'entrée, et les moyens réunis autour du client. Aucun de ces termes n'est un titre protégé.

Gestion de patrimoine

Le métier

Organiser l'ensemble des décisions d'argent : fiscalité, statut, protection, retraite, investissements, transmission. Pour toute personne qui veut structurer son patrimoine, quel qu'en soit le montant.

Gestion de fortune

Le même métier, des capitaux plus importants

Le terme désigne l'accompagnement des patrimoines élevés, souvent en banque privée, avec des équipes dédiées. Gérer un portefeuille à la place du client, par un mandat de gestion, exige un agrément de l'AMF ou un statut d'établissement financier.

Family office

Le même métier, pour toute une famille

Le pilotage de l'ensemble des affaires patrimoniales d'une ou de plusieurs familles : gouvernance, coordination du notaire, de l'avocat, de l'expert-comptable et des banques, suivi consolidé.

Ce qui compte, c'est l'exigence, pas l'étiquette. Quelle que soit la taille de la structure, aucun conseiller ne fait tout seul : chacun s'appuie sur des outils, des partenaires et des équipes, assureurs, sociétés de gestion, banques, notaires. La bonne question n'est pas de savoir qui porte le plus beau nom, mais qui coordonne, avec quelles compétences, et dans l'intérêt de qui. Vous êtes frontalier, ou vous cherchez un conseiller financier en Suisse : le marché franco-suisse décrypté.

Le marché

Pourquoi il est difficile de s'y retrouver

Une offre éclatée

Banques, assureurs, conseillers indépendants, plateformes en ligne, family offices : chacun voit une partie de votre patrimoine, rarement l'ensemble.

Des titres qui se ressemblent

Conseiller, expert, gestionnaire, spécialiste : beaucoup de mots sont libres, quelques-uns seulement sont protégés. L'étiquette ne dit pas le niveau.

Une rémunération peu lisible

Honoraires, commissions sur les produits, frais intégrés aux contrats : savoir comment votre conseiller est payé, c'est comprendre ce qu'il vous recommande.

Des conseils qui ne se parlent pas

Le notaire, l'expert-comptable, l'avocat et le banquier travaillent chacun dans leur couloir. Sans coordination, leurs décisions peuvent se contredire.

Les confusions les plus fréquentes

Titres, diplômes et postes : sept idées reçues

Un intitulé de poste, une carte de visite ou une signature d'e-mail ne disent pas toujours ce qu'ils laissent entendre. Voici les confusions que l'on rencontre le plus souvent, et comment les vérifier.

« Il travaille dans un cabinet comptable, il est donc expert-comptable. »

Seul le titulaire du diplôme d'expertise comptable inscrit au tableau de l'Ordre porte ce titre. Collaborateur, chef de mission ou expert-comptable stagiaire font un travail réel, mais ne sont pas experts-comptables. Vérification : l'annuaire de l'Ordre des experts-comptables.

« Il a un niveau doctorat. »

Le diplôme d'expertise comptable, le diplôme de notaire ou un master suivi de plusieurs années de stage sont des parcours longs et exigeants, mais ce ne sont pas des doctorats. Le titre de docteur suppose une thèse. Et « Maître » est l'appellation d'usage des avocats et des notaires, pas un diplôme.

« C'est un avocat fiscaliste, il est donc spécialiste. »

« Spécialiste en droit fiscal » est une mention protégée, obtenue après quatre ans de pratique et un entretien devant un jury. « Fiscaliste » décrit une activité. Vérification : l'annuaire national des avocats indique les spécialisations.

« Il travaille chez un notaire, il est donc notaire. »

Un office emploie des clercs, des juristes, des notaires assistants et parfois des notaires salariés. Seul un notaire nommé par le garde des Sceaux, qu'il soit titulaire, associé ou salarié, peut recevoir un acte authentique ; le notaire assistant, diplômé mais non nommé, ne le peut pas. Vérification : l'annuaire des notaires de France.

« Banquier privé, directeur patrimonial, gérant de fortune : c'est un expert. »

Ce sont des intitulés de poste, choisis par l'employeur. Ils disent la place dans l'organisation et la clientèle suivie, pas le diplôme ni l'indépendance du conseil. Demandez la formation, l'expérience, et comment la personne est rémunérée.

« Il est certifié AMF, ou agréé par l'AMF. »

La certification AMF valide un socle minimal de connaissances, exigé de certains salariés des établissements financiers : ce n'est pas un diplôme d'expertise. Et un conseiller en investissements financiers n'est pas « agréé par l'AMF » : il adhère à une association, elle-même agréée.

« Il a vingt ans de banque, il sait conseiller. »

L'expérience compte, mais tout dépend de ce qu'elle a été : vendre les produits d'un établissement et construire une stratégie patrimoniale globale ne sont pas le même métier. Demandez des exemples concrets de situations comparables à la vôtre.

Les professions voisines

Expert-comptable, notaire, avocat fiscaliste : titres protégés, titres libres

Votre conseiller en gestion de patrimoine travaille avec d'autres professionnels. Voici ce que garantissent vraiment leurs titres. Pour la façon dont nous travaillons ensemble : conseiller et expert-comptable, des rôles complémentaires.

Expert-comptable

Diplôme d'expertise comptable et inscription à l'Ordre

Titre protégé. Le parcours : DCG (bac+3), DSCG (bac+5), trois ans de stage professionnel, puis le diplôme d'expertise comptable et l'inscription au tableau de l'Ordre. Le diplôme est de niveau bac+5 : ce n'est pas un doctorat.

Titre libre : « comptable », « conseil en gestion ».

Notaire

Diplôme et nomination

Titre protégé. Un master de droit, environ deux ans de formation en alternance dans un office notarial, puis une nomination par arrêté du garde des Sceaux. Environ sept ans après le baccalauréat. Le notaire est officier public.

Titre libre : « juriste », « conseil juridique en patrimoine ».

Avocat

Avocat spécialiste en droit fiscal

Mention protégée. Seul l'avocat titulaire d'un certificat de spécialisation peut se dire « spécialiste ». Il l'obtient après au moins quatre ans de pratique et un entretien devant un jury.

Usage libre : « avocat fiscaliste » décrit une activité, sans certificat.

Conseiller en patrimoine

Un titre libre, des activités encadrées

Titre libre : « conseiller en gestion de patrimoine », « CGP ».

Encadré : le conseil en investissements financiers, le courtage en assurance et l'intermédiation en crédit, qui exigent une immatriculation à l'ORIAS et, pour le premier, l'adhésion à une association agréée par l'AMF.

Et le titre de docteur ? Il est réservé aux titulaires d'un doctorat, diplôme de niveau bac+8 délivré après une thèse. Un diplôme professionnel, même long et exigeant, n'en fait pas un doctorat.

Concrètement

Choisir son conseiller en gestion de patrimoine : la grille en 9 points

Après un premier rendez-vous, avec nous ou avec un autre, cochez ce qui est vrai. Ce n'est pas un test scientifique : c'est ce qui distingue, en pratique, un conseil sérieux d'une vente bien présentée.

0 / 9Cochez les points vrais pour votre conseiller.

Les signaux d'alerte

  • Une solution proposée avant même de connaître votre situation.
  • Un rendement « garanti » ou une offre « à saisir avant la fin du mois ».
  • Un refus, ou un flou, quand vous demandez combien il est payé.
  • Rien par écrit, ou des documents remis seulement à la signature.
  • Le dénigrement systématique de vos autres conseils.

Les questions à poser

  1. Quel est votre statut, et votre numéro ORIAS ?
  2. Quels sont vos diplômes, et comment vous formez-vous chaque année ?
  3. Comment êtes-vous rémunéré, et combien me coûtera votre conseil ?
  4. Avec qui travaillez-vous, et que ne faites-vous pas ?
  5. Que me remettrez-vous par écrit, avant et après ?

Pour vérifier un statut : vérifier son conseiller en patrimoine.

Ce que je vois sur le terrain

Sept situations fréquentes, et la question à se poser

Dans la plupart des cas, personne n'a mal fait son travail : chacun l'a fait dans son couloir, avec sa mission et ses outils. Ce qui manque, c'est la vision d'ensemble. Cela vaut pour tout conseiller, moi compris.

Un montage complexe, là où la simplicité suffisait

Holding, SCI, démembrement : de bons outils, mais parfois plus coûteux qu'une solution simple pour un résultat équivalent. La question : quel est le coût total sur dix ans, création et frais annuels compris, comparé à la solution la plus simple ?

Une assurance vie ou un PER investis à 100 % dans les fonds de l'assureur

Ce n'est pas interdit, mais le choix se limite alors à une seule maison, avec ses propres frais. La question : combien de sociétés de gestion différentes y a-t-il dans mon contrat, et combien me coûte-t-il chaque année, tout compris ?

Une prévoyance qui ne correspond plus à la vie réelle

Des garanties souscrites à l'installation, jamais revues depuis, alors que les revenus, les charges du cabinet et la famille ont changé. La question : si je m'arrête six mois demain, qu'est-ce qui est réellement versé, à partir de quand, et cela couvre-t-il mes charges ?

Une assurance emprunteur trop chère pour ce qu'elle couvre

Le contrat proposé avec le prêt n'est pas toujours le plus adapté ni le moins cher. Pour un prêt immobilier personnel, la loi permet d'en changer à tout moment ; pour un prêt professionnel, cela dépend du contrat. La question : à garanties équivalentes, combien coûterait un autre contrat sur la durée restante du prêt ?

Une société d'exercice créée sans projection financière

Le passage en SEL décidé pour des raisons d'image ou de fiscalité immédiate, sans calcul de ses effets sur la rémunération, les cotisations, la retraite et la trésorerie. La question : ai-je vu, chiffres à l'appui, ma situation avant et après sur plusieurs années ?

Des statuts pensés sous l'angle comptable, sans les conséquences familiales

Une société bien construite sur le plan fiscal, mais sans regarder le régime matrimonial, le sort des parts au décès ou la place du conjoint. La question : que deviennent mes parts si je divorce, ou si je décède demain ?

Des statuts pensés sous l'angle juridique, sans les conséquences financières

Des statuts juridiquement soignés, mais sans mesurer leurs effets sur la rémunération, les dividendes, les cotisations sociales et la trésorerie. La question : combien me restera-t-il, net, avec cette organisation, et qu'est-ce que cela change pour ma retraite ?

Le fil commun : chaque professionnel est responsable dans le périmètre de sa mission. Le risque, c'est ce qui n'est dans la mission de personne. Lisez vos lettres de mission : ce qui n'y figure pas, personne ne le vérifie.

Et moi ?

Faire le pont entre les métiers, et écrire la partition

Je suis Sylvain DURAND MILLIEN, fondateur du Cercle des Avisés. Mon parcours m'a formé aux deux versants du métier : la stratégie patrimoniale, à l'AUREP, et la finance, à l'Institut de Haute Finance, après l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, KEDGE Business School et SKEMA Business School.

Que votre situation relève de la gestion de patrimoine, de fortune ou d'une organisation familiale plus large, je vous applique le même niveau d'exigence. Comme tout conseiller, je m'appuie sur les outils et les équipes de mes partenaires, assureurs, sociétés de gestion et banques. Et je travaille avec votre notaire, votre expert-comptable et votre avocat : chacun joue sa partie, avec talent. Mon métier est de faire le pont entre eux et d'écrire la partition commune, pour que le juridique, le fiscal, le social et le financier aillent dans le même sens. Je suis rémunéré principalement par des honoraires publiés à l'avance, quel que soit le produit.

J'accompagne surtout les professionnels de santé, les dirigeants et les frontaliers franco-suisses, avec un savoir-faire particulier : l'audit des contrats d'assurance vie, de capitalisation et de PER.

Questions fréquentes

Les réponses courtes

Qu'est-ce qu'un conseiller en gestion de patrimoine ?

C'est le professionnel qui organise l'ensemble de vos décisions d'argent : fiscalité, statut, protection de la famille, retraite, investissements et transmission. On l'appelle aussi CGP, gestionnaire de patrimoine ou conseiller patrimonial. Le titre est libre ; ce sont ses activités, comme le conseil en investissements financiers ou le courtage en assurance, qui sont encadrées.

Quelle différence entre un CGP et un CIF ?

« CGP » décrit un métier, sans statut légal. « CIF », conseiller en investissements financiers, est un statut réglementé : immatriculation à l'ORIAS, adhésion à une association agréée par l'AMF, conditions de diplôme ou d'expérience, assurance de responsabilité civile professionnelle et formation continue. Un CGP qui vous conseille sur des placements financiers doit être CIF.

Que veut dire « CGP indépendant » ?

Le mot a deux sens. Dans le langage courant, il désigne un cabinet qui n'appartient pas à une banque ou à une compagnie d'assurance. Au sens réglementaire, le « conseil indépendant » est plus exigeant : le conseiller ne peut conserver aucune rémunération versée par les produits qu'il recommande, il est payé uniquement par son client. En conseil non indépendant, il peut percevoir des rétrocessions, à condition de vous les communiquer. Son statut figure dans le document d'entrée en relation.

Comment choisir son conseiller en gestion de patrimoine ?

Regardez moins les titres que la manière dont il travaille : vous a-t-il d'abord écouté, connaît-il votre métier, vous a-t-il appris quelque chose de concret, savez-vous comment il est payé, tout est-il écrit, et des personnes comme vous le recommandent-elles ? Vérifiez ensuite son statut sur orias.fr.

Combien coûte un conseiller en gestion de patrimoine ?

Il existe trois modèles : des honoraires, au forfait ou au temps passé ; des commissions incluses dans les frais des produits souscrits ; ou une combinaison des deux. Aucun n'est mauvais en soi, mais vous devez connaître le coût total, par écrit, avant de vous engager. Un conseil « gratuit » est en général payé par les frais des produits.

Comment devenir conseiller en gestion de patrimoine ?

La voie la plus fréquente passe par un master spécialisé en gestion de patrimoine, en droit, en finance ou en banque, puis une première expérience en banque, en assurance ou en cabinet. Pour exercer à son compte, il faut ensuite les statuts adaptés : CIF, avec immatriculation à l'ORIAS et adhésion à une association agréée par l'AMF, et souvent courtier en assurance. La reconversion est possible par l'expérience et la formation professionnelle. Viennent ensuite des années de pratique et de formation continue.

Le titre de conseiller en gestion de patrimoine est-il protégé ?

Non. « Conseiller en gestion de patrimoine » ou « CGP » n'est pas un titre protégé. Ce qui est encadré, ce sont les activités : conseil en investissements financiers, courtage en assurance, intermédiation en crédit, qui exigent une immatriculation à l'ORIAS et des conditions de compétence.

Quel diplôme faut-il pour être conseiller en investissements financiers ?

Au choix : un diplôme national de trois années d'études supérieures juridiques, économiques ou de gestion, ou une formation professionnelle d'au moins 150 heures, ou deux ans d'expérience dans des fonctions liées, acquise au cours des cinq dernières années. C'est un socle minimal, pas un gage d'expertise.

Quelqu'un peut-il se dire expert-comptable sans le diplôme ?

Non. Le titre d'expert-comptable est réservé aux titulaires du diplôme d'expertise comptable inscrits au tableau de l'Ordre. Le diplôme d'expertise comptable est de niveau bac+5, obtenu après le DSCG et un stage professionnel de trois ans : ce n'est pas un doctorat.

Quelle différence entre un avocat fiscaliste et un avocat spécialiste en droit fiscal ?

« Spécialiste en droit fiscal » est une mention protégée : elle suppose un certificat de spécialisation délivré par la profession, après au moins quatre ans de pratique et un entretien devant un jury. « Avocat fiscaliste » décrit une activité, sans certificat.

Quelle différence entre gestionnaire de patrimoine, gestionnaire de fortune et family office ?

Il s'agit du même métier, qui demande les mêmes compétences : droit, fiscalité, finance et coordination des conseils. Ce qui change, c'est surtout le ticket d'entrée et les moyens réunis autour du client. Aucun de ces trois termes n'est un titre protégé ; gérer un portefeuille sous mandat exige en revanche un agrément.

Qu'est-ce que la certification AMF ?

C'est un examen qui valide un socle minimal de connaissances réglementaires et financières, exigé de certains salariés des établissements financiers. Ce n'est pas un diplôme d'expertise, et elle ne fait pas de son titulaire un conseiller « agréé par l'AMF ».

Comment devient-on notaire ?

Après un master de droit, le futur notaire suit environ deux ans de formation en alternance dans un office, puis est nommé par arrêté du garde des Sceaux. Comptez environ sept ans après le baccalauréat.

Référentiel établi en octobre 2026, d'après les textes et les informations publiées par les autorités et les professions concernées.